Olfactory Art Manifest

 Manifeste Art Olfactif

 

Le 11 Août 1931 Carlo Carrá a publié “La Pittura dei suoni, rumori, odori: Manifesto futurista [ Le tableau des sons, bruits, odeurs : Manifeste futuriste]. Ceci est le premier manifeste qui, entre autre, renvoie à l’odeur.

Depuis ce temps-là, l’odeur a été utilisé sporadiquement dans les beaux-arts. Il se fait qu’on a renvoyé à l’odeur, mais odeur comme medium de l’œuvre même, est rarement appliqué. Seulement des individus ont trouvé leur chemin à ce medium, mais ce n’était qu’à usage unique ou sporadique. Il durait jusqu’à la dernière décennie du vingtième siècle que des artistes ont fait usage de l’odeur dans leurs travaux comme medium conséquent.

Bien que le nombre des artistes plastiques, qui ne créaient que des œuvres à l’usage de l’odeur ou bien en combinaison avec le visuel et/ou l’auditif, restent limité, on voit les dernières décennies une augmentation des artistes qui prennent l’odeur comme medium égal, comme par exemple la peinture et les autres media classiques. L’odeur est plus appréciée comme partie de l’œuvre ou même comme œuvre en soi.

Il y a aussi une augmentation visible de l’intérêt de l’industrie olfactive, plus précisément le monde du parfum, qui lance leurs créations olfactives, lié ou ne pas lié aux beaux-arts, comme chef d’œuvre. Même quelques parfums classiques sont comparés aux –isme de l’histoire de l’art. Quelques ‘nez’ ne voient pas leur travail dans le commerce et cherchent plutôt le meilleur objet d’art olfactif.

Il se fait aussi des cross-overs et collaborations entre des parfumeurs et des artistes plasticiens. Les artistes font de plus en plus connaissance avec le monde de l’odeur et les ‘nez’ voient la valeur ajoutée dans la connexion entre l’œuvre olfactif et un contexte social. L’odeur n’a jamais été si « hot » dans le monde des arts que dans les années dernières et nous nous trouvons qu’à la base de cette révélation.

Le sens le plus désapprouvé dans l’histoire (de l’art), a rarement vu un intérêt si élevé que dans les dernières décennies. Les instituts, organisations et de multiples musées montrent de plus en plus l’art olfactif. On voit la naissance des organisations, instituts et   musées qui se spécialisent dans l’art olfactif. Aussi les écoles supérieures pour l’art s’ouvrent de plus en plus pour l’intégration de l’odeur comme médium de l’œuvre d’art dans l’éducation des jeunes maitre d’art. Grace à cela les jeunes sont plus ouverts pour l’intégration de l’odeur dans leurs travaux. Ils osent commencer à l’expérience olfactive.

Comme le son, la photographie et la vidéo sont devenus des media acceptés, l’odeur devient petit à petit un bien commun des arts plasticiens. Pourtant, l’intégration reste limitée et c’est pourquoi j’ai écrit ce manifeste pour attirer l’attention sur l’art olfactif comme véritable forme artistique. Ainsi, on est capable de parler d’un nouveau courant artistique. Grace à ce manifeste on peut ajouter l’art olfactif au –isme de l’art et peut-on parler d’ ‘olfactisme’.

 

 

Olfactisme

Olfactisme est un terme dérivé du verbe latin olfacere (sentir). Malgré que ce terme s’utilise aussi dans, par exemple, la synesthésie, où il porte plutôt le sens d’une sensation d’odeur formée par d’autres sens que le stimuli olfactif, on voit ce terme d’ –isme plutôt dans le courant artistique où l’odeur sert comme medium qui donne un contexte et / ou peut-être en soi un concept d’une œuvre. Mais cela ne veut pas dire que ce n’est pas une donnée intéressante comment la synesthésie regarde le terme. Il s’agit finalement d’une fonction de ‘cross-over’ entre sentir ou avoir l’idée de sentir, les sens et la traduction des observations et/ou les expériences.

En général, on parle d’olfactisme quand l’odeur fait partie de l’œuvre ou quand l’odeur est le chef d’œuvre. Une présentation visuelle est aussi possible, s’il est claire qu’il s’agit des concepts d’odeur et/ou des chefs d’œuvres où l’odeur est le concept ou le donner.

On peut diviser olfactisme en olfactionisme et olfactorisme.

 

 

 

Olfactionisme

Fact & Action

Dans le mot Olfactionisme on retrouve les mots ‘Fact’( fait) et ‘Action’. Ce sont deux notions qui expliquent le terme. Via l’utilisation d’un ‘fait’ on peut inciter quelqu’un à une ‘ Action’, mais en même temps ‘Action’ peut aussi inciter quelqu’un à réfléchir sur la notion de ‘Fait’. L’odeur insiste à ‘Action’ pour remettre en cause, (ne pas) accepter, s’opposer à , ou même lutter pour le ‘ Fait’. Mais l’odeur peut aussi être le ‘Fait’, le résultat, perception ou l’expérience d’une certaine Action. L’odeur donne dans ce cas-ci un contexte à l’œuvre.

L’odeur peut aussi être l’ Action quand elle vous laisse réfléchir, conclure ou éprouver. Autrement dit, l’odeur est un ‘Fait’ et une ‘Action’, mais ce n’est pas obligatoire que ce sont ces deux termes en même temps, ou même un des deux pour passer en ‘Action’ ou conclure un ‘Fait’.
On retrouve le mot ‘fact’ (fait) dans olfactorisme, mais ici on part plutôt de l’odeur comme 'Factor' (Facteur) et odeur comme ‘Actor' (Acteur).

 

 

Fact (Fait)

- Un fait est un évènement, donner ou bien situation où la réalité soit fixe.

- Un fait peut être perçu par les sens et /ou mesurer instrumentalement. La perception peut être subjective et dépendante de la situation et interprétation personnelle .

- Un fait détermine la perception, mais la perception peut aussi influencer un fait.

- Les faits se trouvent à la base de la connaissance.

- Les faits peuvent être arrangés par l’intelligence en une compréhension.

- Les faits sont liés au terme ‘vérité’.

- Un fait est souvent généralement accepté.

En conclusion, on peut dériver qu’un fait donne un contexte et peut être le contexte-même. Aussi, l’usage (des/d’un) fait(s) peuvent être un concept ou soutenir un concept. Les faits nous mettent à penser, réfléchir conclure et parfois à l’action ou bien réaction.

 

 

Action

Dans le mot Olfactionisme se trouve le mot ‘action’ et ceci est exactement ce que l’odeur veut réaliser. Activer le spectateur, mais aussi faire réagir. Un chef d’œuvre avec une odeur ou bien l’odeur comme chef d’œuvre doit mettre en action le spectateur et n’a pas que la fonction de décoration, sauf si ce forme de décoration contribue au contenue de l’œuvre. Autrement dit, l’odeur doit contribuer au contexte de l’œuvre. L’odeur pourrait être le porteur du contexte, mais aussi celui qui donne le contexte en relation avec les autres éléments de l’œuvre, par exemple : le visuel et l’auditif, le tactile ou le gustatif. On pourrait dire que l’odeur est obligée d’avoir une fonction associative.

L’odeur pourrait aussi avoir une fonction soutenue, mais seulement si cette fonction est un élément à ne pas manquer dans le contexte de l’œuvre. Quand on omet l’odeur, l’œuvre perdrait l’attention du contexte et en même temps l’ ‘Action’ changerait ou même disparaître.

-        Une ‘Action’ est une intention et a toujours un but.

-        Une ‘Action’ se présente en forme physique, mentale ou instrumentale.

-        Une ‘Action’ est un acte.

-        Une ‘Action’ est une chose distincte, qu’on perçoit par, au moins, un des sens, sauf si l’Action’ est la conséquence d’un courant d’idées et que cette ‘Action’ se manifeste dans la mémoire, autrement dit : ce qu’on pense ou bien l’évocation d’une mémoire.

-        Une ‘Action’ est toujours en relation avec quelque chose d’autre et / ou vous met à penser, réfléchir d’une réaction, mais ce n’est pas nécessairement la cause ou la conséquence d’une réaction. Une ‘Action’ peut donc donner une autre vue au ‘Fait’ afin qu’elle actionne une réaction.

En générale, le terme Olfactionisme sera surtout utilisé  dans les chefs d’œuvres où l’odeur-même donne un contexte ou l’odeur en relation avec le visuel, et/ou l’auditif, tactile ou gustatif a un contexte. L’odeur peut aussi être utilisée comme concept d’un chef d’œuvre afin d’avoir un contexte qui est en relation avec les autres sens.
Le titre de l’œuvre peut donner un autre contexte à l’odeur ou l’odeur peut aussi faire ceci pour le titre. Par exemple: le titre peut être incompréhensible, mais en relation avec l’odeur et /ou les autres éléments de l’œuvre, s’ils sont là, ils recevront un autre contenu de sorte que le total reçoit un certain contexte, ou bien entièrement différent.

 

L'Olfactorisme

Factor & Actor

On parle d’Olfactorisme quand l’odeur est uniquement l’ ‘Acteur’ ou le ‘Facteur’ de l’œuvre.    Le terme Olfactorisme s’utilise surtout dans les chefs d’œuvres qui sont composés de l’odeur ou l’odeur en combinaison seulement avec des couleurs, des formes, des compositions, des contrastes, la lumière ou l’obscure. Le facteur olfactif de l’œuvre est en soi principal. Le contexte se trouve ici comment l’odeur-même est composée et ce qu’elle évoque ou fait l’expérience. Sous le terme olfactorisme on trouve surtout des odeurs composées, comme entre autre le parfum. L’odeur et l’expérience de cette odeur sont principaux, mais aussi la composition pourrait être importante pour qu’on la voit comme olfactorisme. On pourrait comparé l’olfactorisme avec la recherche d’une bonne composition, comme dans la peinture artistique on trouve des courants où la composition est la plus importante.

-        Composition des odeurs, des odeurs composées et / ou des odeurs simples.

-        Usage des odeurs naturelle, nature identique, et/ ou des odeurs synthétiques dans une certaine composition pour obtenir une nouvelle odeur.

-        Des odeurs mixtes.

-        Usage des nouvelles molécules olfactives.

-        Des odeurs composées à travers le temps, par exemple : des concerts olfactifs.

-        Par le mouvement physique combiner les odeurs dans un espace.

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Faire sentir des analyses d’odeur ou imiter une odeur d’un endroit, des corps, des animaux et des plantes pour rendre le spectateur olfactivement conscient de son environnement, son identité et/ou situation, va aussi avec l’olfactorisme.  Aussi, la régistration des odeurs et les capturer sur un plan, avec l’intention de rendre le spectateur olfactivement conscient de son endroit fait aussi partie de l’olfactorisme. Autrement dit : la création d’une conscience olfactive de l’état où le spectateur se trouve seulement par l’usage des arômes fait aussi partie de l’olfactorisme. Quand la création de la conscience olfactive d’un état ne se fait seulement pas par des arômes, mais aussi par d’autres données ou d’autre moyens qui ne sont pas des arômes, ceci a sa place dans l’olfactionisme, tout comme inciter de sentir via des «  smell devices » a sa place dans l’olfactionisme.

La création des mémoires olfactives seulement via les arômes se trouve dans l’olfactorisme. L’imitation des mémoires olfactives via un arôme peut évoquer ou donner un contexte à un lieu, situation ou un événement.
L’usage des odeurs dans l’architecture, pour participer à la formation de la vie, peut aussi avoir sa place dans l’olfactorisme quand elle n’a pas de fonction commerciale, amusante et/ou médicale. Ainsi, l’odeur soutient le tactile des matériaux de construction ou bien même via l’odeur des matériaux de construction choisi, elle donne une valeur ajoutée à l’expérience du bâtiment. L’odeur en relation avec le bâtiment est subjectif, mais la combinaison peut donner une donnée cognitive et/ou évoquer un sentiment.

L’odeur combinée avec le tactile, la music ou le son peuvent aussi faire partie de l’olfactorisme quand cette combinaison a une expérience artistique, sans que ceci tombe dans l’amusement, le médical ou le commerce. Quand la combinaison incite au discours, on parlerait plutôt de l’olfactionisme.

Concrètement, on peut dire que l’olfactorisme est l’architecture de l’odeur qui donne une valeur ajoutée, ce qui est beaucoup plus que la combinaison.

 

 

Olfactionisme ou Olfactorisme?

Pour éviter la confusion entre les deux termes, le terme Olfactisme pourrait être choisi comme description générale. La division sera nécessaire quand on veut distinguer les œuvres olfactifs.

Pour classer l’usage des odeurs qui n’ont pas leur place dans l’olfactisme et les deux subdivisions, olfactionisme et olfactorisme, on utilise le terme Olfactourisme. Dans cet –isme se trouve le mot « Tourisme » et est référence claire à la forme non-culturelle, mais une référence sous-entendue à l’artisanale, l’illustrative, les données éventuellement médicales et amusantes.

 

 

 

L'Olfactourisme

Les termes suivants se trouvent dans l’olfactourisme, sauf s’ils contribuent à l’œuvre où le contexte est créé ou s’ils sont utilisés dans une installation. Alors le total de l’œuvre ou installation est considérée comme chef d’œuvre et non pas la partie olfactive à part.

-        Des odeurs illustratives pour le soutenu d’une histoire visuelle.

-        Des publicités olfactifs.

-        Des arômes fonctionnels.

-        Des odeurs atmosphériques.

-        Aromathérapie.

-        Des techniques traditionnelles pour la création des arômes, cf. distillation, enfleurage,…

-        Des workshops olfactifs.

-        Des odeurs-dj ( usage d’odeur aux festivals, spectacles, boums, discothèques, des party…).

-        Vaporisation d’odeur aux films non-artistiques, vidéo ou documentaire.

-        Usage des technologies olfactives pour animer le spectateur.

-        Scratch & sniff pour des buts commerciaux, films et publications.

-        Animation d’odeur.

-        Communication olfactive.

-        Des parfums qui ne suffisent pas pour l’olfactorisme.

-        Des créateurs amateurs du parfum.

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Liste des sortes d'art Olfactif

 

 

 

L’art est libre et une liste des possibilités différentes pour créer l’art olfactif ne pourrait pas être une limitation, voilà pourquoi cette liste n’est pas tout à fait complète et reste ouverte pour des additions. Ce qui est important c’est que l’odeur doit être une partie nécessaire pour l’œuvre et qu’ils suffisent tous ensembles à l’olfactif.

-        Des installations olfactives

-        Des tableaux olfactifs

-        Des sculptures olfactives

-        Des dessins olfactifs

-        Des espaces olfactifs

-        L’architecture olfactif

-        Des « smell devices » qui n’ont pas de fonction commerciale, mais qui ont comme but de rendre le spectateur olfactivement conscient ou de donner un certain contexte où on renvoi à l’odeur, ou c’est l’utiliser comme aide pour soutenir l’odorat.

-        Parfums

-        Des performances d’odeur, autrement dit : parfumances quand le medium ‘ odeur’ est utilisée.

-        Des vidéos olfactives et des films olfactifs

-        Le nez ( où la fonction de sentir est accentuée et ne pas purement comme partie visuelle de l’homme ou d’animal)

-        Des plans olfactifs des villes ou le focus se trouve dans la création d’une conscience olfactive d’une situation.

-        La danse olfactive

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Sur l'odeur !

 

 

 

Bonne, jolie, agréable, délicieuse, superbe, mauvaise et ne pas sentir bon !

 

Dans l’olfactisme l’odeur-même est déterminante ou bien, comme partie déterminante dans l’œuvre. L’odeur peut être tout ! il n’y a pas de limitation, tant que l’odeur contribue à l’œuvre ou est l’œuvre. Comme ci, les arômes simples ne sont que possibles, mais aussi des odeurs combinées comme par exemple, des parfums ou une odeur mixte qui était créée à travers le temps comme des concerts olfactifs, des set des odeurs-dj quand ils n’effectuent pas l’amusement, le commerce et le médical. L’amusement, le commerce et le médical, comme output olfactif, peuvent faire fonction d’un chef d’œuvre pour obtenir un certain contexte pour faire partie de l’olfactisme, mais non pas s’ils sont utilisés dans leurs fonction sans donner une valeur ajoutée ou but au tiers. Les odeurs peuvent sentir bon, mais elles peuvent aussi être mauvaise et vraiment ne pas sentir bon ! Tant que le choix d’odeur adhère à l’idée d’une œuvre artistique et contribue à l’importance et expérience.
L’odeur est libre !

Ce manifeste fait appel à tous les artistes d’affecter l’expérience olfactive.
Ce manifeste fait appel à tous les curateurs, directeurs de musée, créateurs des expositions et organisateurs de montrer plus d’art olfactif.
Ce manifeste fait appel à tous les spectateurs de voir plus loin que leurs nez quand ils voient une pièce d’art olfactive et de penser sur le contexte de l’œuvre et de penser quelle est la fonction de l’odeur comme médium.

Ce manifeste est là pour qu’on sent de PLUS en PLUS.

Continuez à sentir

Peter de Cupere

 

This manifest will be signed by the artist Peter de Cupere with his 'own' smell on August 11th, 2014
Only a limited edition will be printed and signed. More info soon

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